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Quelques
conseils pour l'achat de votre prochain bien immobilier.
Avant
de parler de prêt hypothécaire, il vaut mieux
d'abord commencer son projet en réfléchissant
sur les points importants d'un achat de bien immobilier.Ci-dessous
un article à l'attention des candidats acquéreur.
Bonne
Lecture et bon achat de la part de Hypothequeconseil.
Lorsqu’on
décide de faire l'achat d'un bien immobilier, on se retrouve presque toujours face à
des professionnels qui maîtrisent ces matières
de manière quotidienne, alors que, souvent, celui qui
va s’engager ne le fera qu'une ou deux fois dans sa
vie. C’est ce rapport de force qu’il faut quelque
peu atténuer. Face à un bien immobilier, voici
quelques conseils pour ce faire.
a)
la vétusté et l’état général.
En
présence d’un bien immobilier à rénover ou,
tout simplement en mauvais état, voire insalubre, les
services d'un expert (architecte, entrepreneur, etc...) s'avèrent
indispensables, tant pour chiffrer le coût et la durée
des travaux que pour juger de l'opportunité même
d'acquérir.
b)
la surface.
Pour
diverses raisons, une superficie peut être présentée
de bonne foi par un vendeur comme juste alors que ce n’est
pas le cas. Or, le prix est naturellement également
tributaire du nombre de mètres carrés. A la
moindre hésitation, recourir à un géomètre-expert
est fortement conseillé. En tout état de cause,
on consultera le titre de propriété en se souvenant
bien que si une partie du bien immobilier (bout de jardin, annexe, etc…)
a été vendue entretemps, il ne sera possible
de le déceler à partir de cette simple consultation.
c)
le bon prix.
Ce
n’est un secret pour personne. Un propriétaire
met presque toujours son bien en vente à un prix supérieur
à celui escompté. On peut négocier soi-même
mais s'assurer les services d'un expert immobilier (agent
immobilier, géomètre-expert, notaire, etc ...)
indépendant, externe, à l'opération est
fortement conseillé (déterminer la « vraie
» valeur de l'immeuble, déceler tout vice éventuel
(mérule, défaut technique, etc..). En tout état
de cause, on libellera le chèque d’acompte pour l'achat immobilier au
nom du notaire.
d)
trouble de voisinage.
Prise au sens large, la notion de voisinage comprend autant
les troubles éventuels de voisinage (olfactifs, sonores,
etc...) que les droits éventuels des voisins, en matière
de mitoyenneté ou de servitude de passage, par exemple.
Une petite entrevue avec les voisins et/ou une consultation
du titre de propriété peu(ven)t être envisagées
pour pallier à tout problème avant de faire l'achat d'un bin immobilier.
e)
en présence de locataires.
Une
règle : se faire produire copie des baux et des preuves
de payement des loyers depuis au moins un an. Pourquoi ? Parce
que le type de baux (commercial ou d'habitation), la durée
y mentionnée, les conditions, déterminent la
voie juridique à suivre pour libérer le bien
ou, au contraire, le maintenir loué (rapport).
f)
le propriétaire dispose-t-il de tous les droits ?
Il
peut arriver que, de bonne foi ou non, le propriétaire
ne soit en réalité que copropriétaire
du bien immobilier, par exemple en cas d'héritage. La signature
d'autres personnes (sœur, oncle, etc..) peut alors devenir
indispensable. Le notaire choisi par vos soins veillera à
tout cela, mais, dans l'immédiat, demandez au propriétaire
de produire "son" titre de propriété,
mais surtout des factures courantes afférentes au bien
(eau, gaz, électricité, impôt foncier,
etc...).
g)
quelle zone urbanistique ?
Avant
tout engagement pour l'achat d'un bien immobilier, on sera bien avisé de se renseigner
à la commune ou la ville concernée.Un doute
peut naître quant à l'affectation exacte du plan
particulier d'aménagement (zone d'habitat ?). Si, en
outre, vous comptez exercer, vous-même ou par le biais
d'une société, une activité commerciale
ou d'artisanat, il devient alors indispensable de connaître
la situation urbanistique exacte du bien immobilier visé. En procédant
de la sorte, vous serez également informé d'une
éventuelle expropriation en cours ou d'un classement
du bien.
h)
puis-je signer le document que l’on me présente
?
Beaucoup
de documents différents existent sur le marché
(options, engagement d'acquérir, offre, etc...). Un
risque sérieux existe : ce qui est présenté
comme une simple offre ou option peut, une fois contresigné
par le propriétaire ou l’intermédiaire,
constituer une vente définitive. C’est pourquoi
la consultation préalable d’un juriste (notaire,
avocat) est requise.
i)
je contracte un crédit.
Si
le financement de l’acquisition immobilière s’effectue
en tout ou partie par le recours au crédit hypothécaire,
on sera bien avisé d’insérer dans le compromis
une condition suspensive d’obtention de ce crédit.
De cette manière, lorsque le délai stipulé
pour obtenir le prêt hypothécaire est expiré ou si le prêt hypothécaire
a été refusé, l’acquéreur
pourra se désister de ses obligations sans casse. A
défaut d’une telle clause, il serait contraint
d’acheter le bien immobilier puisque compromis de vente vaut vente,
ou de se délier, généralement en perdant
à titre de sanction son acompte.
j)
quel vendeur ?
Le
notaire vérifiera ultérieurement la situation
fiscale et hypothécaire du bien afin de déterminer
si le vendeur a contracté des dettes importantes. Dans
l'immédiat, pourquoi ne pas en discuter ? Le risque
est évidemment de découvrir que la dette totale
du vendeur dépasse le prix, ce qui interdirait la vente.
Pour
vous apporter des articles de qualité sur le sujet
immobilier et du prêt hypothécaire, nous collaborons
avec des professionnels.
A
propos de l’auteur de cet article :
Philippe
Van Someren, licencié en droit et en notariat,
est, depuis 1994, conseiller juridique spécialisé
dans l’immobilier. Il aime donner des conseils éclairés
à toute personne qui envisage une opération
immobilière telle que l'achat,
la vente et le
prêt hypothécaire. Il collabore notamment
avec Le Soir et La Libre Belgique.
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